Prada Galleria x Yorgos Lanthimos : un rituel d’images avec Scarlett Johansson

Scarlett Johansson incarne une série d’identités dans une campagne filmée par Yorgos Lanthimos pour la Prada Galleria. Cette rencontre inédite entre deux figures du cinéma met en scène le sac comme un totem de transformation et de récit visuel.

Comment Yorgos Lanthimos réinterprète-t-il la Prada Galleria ?

Le réalisateur grec propose un court-métrage aux allures de prototype narratif, condensant les codes de son cinéma — complexité narrative, absurdité maîtrisée, multiples niveaux de lecture. Le sac Prada Galleria devient un catalyseur de métamorphoses, un objet narratif au cœur d’un rituel intime et énigmatique.

Quelle place occupe Scarlett Johansson dans ce récit filmé ?

Johansson, déjà visage de la campagne précédente, revient ici sous l’œil de Lanthimos dans une performance fragmentée. Elle incarne plusieurs versions d’elle-même, autant de figures archétypales qui résonnent avec l’univers du réalisateur. Sa présence incarne à la fois constance et mutation, au diapason du sac Galleria.

Pourquoi parler de « rituels » autour de cette campagne ?

Le film met en scène Johansson dans des gestes répétitifs, codifiés, presque sacrés. Ces « rituels » deviennent des métaphores visuelles du quotidien transformé par la mode. Le sac est ainsi un talisman moderne, un accessoire doté de pouvoir de réinvention, à l’image de l’actrice et de l’univers de Prada.

Quel rôle joue le sac Galleria dans la narration ?

Plus qu’un simple accessoire, la Galleria devient ici le pivot du récit : un symbole mouvant, réinventé chaque saison, qui traverse les transformations de Johansson. Il structure l’espace narratif comme un objet magique — une « amulette » de style et d’identité, selon les mots du communiqué.

Comment cette campagne s’inscrit-elle dans la continuité Prada ?

Chaque année, Prada confie la Galleria à un réalisateur de renom pour en proposer une lecture nouvelle. Après Jonathan Glazer, c’est au tour de Lanthimos d’apporter sa grammaire visuelle. Cette stratégie crée un corpus de films d’auteur autour d’un même objet, mêlant cinéma et mode dans une logique curatoriale.

Pourquoi repérer cette collaboration aujourd’hui ?

Parce qu’elle marque la première rencontre entre deux figures majeures du cinéma contemporain dans un projet de mode, révélant une vision renouvelée de l’objet iconique qu’est la Prada Galleria, entre art narratif et esthétique quotidienne.

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