Scarlett Johansson incarne une série d’identités dans une campagne filmée par Yorgos Lanthimos pour la Prada Galleria. Cette rencontre inédite entre deux figures du cinéma met en scène le sac comme un totem de transformation et de récit visuel.
Le réalisateur grec propose un court-métrage aux allures de prototype narratif, condensant les codes de son cinéma — complexité narrative, absurdité maîtrisée, multiples niveaux de lecture. Le sac Prada Galleria devient un catalyseur de métamorphoses, un objet narratif au cœur d’un rituel intime et énigmatique.
Johansson, déjà visage de la campagne précédente, revient ici sous l’œil de Lanthimos dans une performance fragmentée. Elle incarne plusieurs versions d’elle-même, autant de figures archétypales qui résonnent avec l’univers du réalisateur. Sa présence incarne à la fois constance et mutation, au diapason du sac Galleria.
Le film met en scène Johansson dans des gestes répétitifs, codifiés, presque sacrés. Ces « rituels » deviennent des métaphores visuelles du quotidien transformé par la mode. Le sac est ainsi un talisman moderne, un accessoire doté de pouvoir de réinvention, à l’image de l’actrice et de l’univers de Prada.
Plus qu’un simple accessoire, la Galleria devient ici le pivot du récit : un symbole mouvant, réinventé chaque saison, qui traverse les transformations de Johansson. Il structure l’espace narratif comme un objet magique — une « amulette » de style et d’identité, selon les mots du communiqué.
Chaque année, Prada confie la Galleria à un réalisateur de renom pour en proposer une lecture nouvelle. Après Jonathan Glazer, c’est au tour de Lanthimos d’apporter sa grammaire visuelle. Cette stratégie crée un corpus de films d’auteur autour d’un même objet, mêlant cinéma et mode dans une logique curatoriale.
Parce qu’elle marque la première rencontre entre deux figures majeures du cinéma contemporain dans un projet de mode, révélant une vision renouvelée de l’objet iconique qu’est la Prada Galleria, entre art narratif et esthétique quotidienne.
à lire aussi :
La maison britannique Linda Farrow revient à ses premières amours. Avec l’Iconic Collection, elle exhume le vocabulaire formel qui a fait sa réputation dans les années 70 — et le retaille pour une génération qui n’a pas connu l’original. Le résultat n’est pas une réédition. C’est une relecture. Un retour aux origines qui n’a rien […]
Il y a quelque chose d’évident, et pourtant de surprenant, dans la rencontre entre Oliver Peoples et Khaite. Deux maisons aux géographies opposées — West Hollywood et New York — mais portées par une même conviction : que l’élégance se construit dans les contrastes, que le raffinement se lit dans les détails, et que la […]
Il y a quelque chose de presque paradoxal dans la trajectoire boursière d’EssilorLuxottica en 2026. Le groupe publie des chiffres de vente que beaucoup d’entreprises lui envieraient — +11,7 % à changes constants au troisième trimestre 2025, +11,2 % sur l’exercice, +10,8 % encore au premier trimestre 2026. Et pourtant, en six mois, son action […]
Ce que Paloceras a construit avec la Pebble series, puis traduit en lunette optique avec la Nouvelle Fiction, trouve ici son troisième chapitre : une collection solaire qui préserve la grammaire sculpturale de la maison, tout en la tournant vers la lumière. Nouvelle Fiction Sun n’est pas une déclinaison. C’est une continuation — avec ses […]
Collection printemps-été 2026 | Lunettes de soleil & optique | Disponible dès mars 2026 Rome, en fin de journée. La lumière glisse sur les façades, accroche l’acétate, s’arrête sur un détail doré : un cœur. Avec les lunettes Dolce & Gabbana Devotion SS26, la maison italienne compose une collection où le regard devient langage, et […]
Trente ans après leur naissance, les Oakley Jackets ne se contentent pas d’évoluer. Elles réinventent ce qu’une lunette sportive peut être — et signifier. En 1994, Oakley lançait une monture qui n’existait pas encore. Enveloppante, affirmée, conçue non pas pour plaire mais pour performer. En 2026, cette même audace s’inscrit dans une vision plus large […]