Le 7 novembre à Paris, Michelle Yeoh a fait une apparition remarquée au photocall de *Wicked: For Good* dans une silhouette signée Maison Margiela Artisanal 2025 : un bustier corseté en crêpe imprimé stretch, orné de dentelle brodée découpée au laser. Une pièce de haute tension visuelle, mêlant sculpture textile et exubérance maîtrisée.
Michelle Yeoh portait une robe bustier corsetée de la collection Maison Margiela Artisanal 2025. Réalisée en crêpe imprimé stretch, elle se distingue par ses inserts en dentelle brodée, découpée au laser, formant une surface baroque presque architecturale. Ce choix s’inscrit dans l’esthétique expérimentale et technique propre à la ligne Artisanal.
La robe évoque un équilibre entre contrôle et ornement. Le corset structure le buste avec une rigueur presque anatomique, tandis que la dentelle plastique, travaillée en broderie laser, introduit un motif baroque futuriste. Ce contraste entre ligne stricte et textures hybrides incarne l’approche de Margiela sous Galliano, où la forme suit une logique de transgression poétique.
*Wicked* réinvente l’univers d’Oz à travers une lecture moderne et nuancée des figures féminines. Le choix de Maison Margiela pour Yeoh transpose visuellement cette tension entre magie, pouvoir et dualité. Le corset suggère l’autorité, la dentelle plastique rappelle une féérie artificielle, et l’ensemble dessine une présence aussi impériale qu’étrangement contemporaine.
Le recours à des matières imprimées stretch, combinées à une broderie plastique découpée au laser, confère à la robe une précision presque biomécanique. La complexité de la surface textile — à la fois fluide et nervurée — capte la lumière avec une densité contrôlée. C’est un travail de design où chaque effet visuel résulte d’un geste technique maîtrisé, signature de la ligne Artisanal.
Michelle Yeoh incarne ici une forme de sophistication radicale. Son port naturel, sa présence physique, mais aussi son rôle dans *Wicked*, se fondent dans le langage visuel de Margiela. Ce n’est pas une simple démonstration de style, mais une performance textile où le vêtement prolonge l’aura de l’actrice tout en affirmant une écriture couture de haut niveau.
Parce qu’elle condense l’intelligence visuelle de Margiela, la présence scénique de Yeoh, et la mise en tension d’un imaginaire contemporain dans une seule apparition médiatique. Une image forte à l’intersection du cinéma, de la couture et de l’architecture textile.
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