Ce que Paloceras a construit avec la Pebble series, puis traduit en lunette optique avec la Nouvelle Fiction, trouve ici son troisième chapitre : une collection solaire qui préserve la grammaire sculpturale de la maison, tout en la tournant vers la lumière. Nouvelle Fiction Sun n'est pas une déclinaison. C'est une continuation — avec ses propres règles.
De la Nouvelle Fiction optique à la Nouvelle Fiction Sun
La Nouvelle Fiction optique était tournée vers l'intérieur : précision de correction, légèreté, confort sur la durée. La version Sun regarde dehors. Les volumes restent les mêmes — ces formes gonflées, arrondies, produites par une technique de moulage thermique sur acétate Mazzucchelli premium que les procédés conventionnels ne peuvent pas reproduire. Ce que la marque appelle "inflated volumes" n'est pas un style adopté : c'est une contrainte de fabrication élevée au rang d'identité visuelle.
La continuité entre les deux lignes est de matière et de méthode. Ce qui change, c'est l'usage — et la palette qui en découle. Là où la Nouvelle Fiction optique cherchait la discrétion du port quotidien, la version Sun assume une présence chromatique plus affirmée, calibrée pour la lumière naturelle.
Cinq silhouettes, une seule grammaire
La collection se déploie en cinq formes, toutes construites sur la technologie DualLayer™ — un laminage qui exploite l'épaisseur de l'acétate pour révéler profondeur chromatique et nuances selon l'angle de lumière.
Les grands formats : A2 et C2
La A2 est le carré large de la ligne. Sa structure est frontale, assumée — c'est la monture qui occupe le plus d'espace sur le visage sans chercher à s'effacer. Elle fonctionne comme une déclaration visuelle, tempérée par la régularité de sa géométrie. La C2 adopte un pentagone oversized : c'est la silhouette la plus sculpturale de la collection, celle où les volumes gonflés caractéristiques de Paloceras sont le plus lisibles, le plus délibérément présents.
Précision et contenance : D2, R2 et S2
La D2 revisite le cat-eye avec une précision qui évite les deux écueils classiques du genre — la nostalgie des années 50 et l'exagération graphique. Elle reste tranchante sans être théâtrale. La R2 propose un rond sculptural : c'est la forme la plus directement liée à la tradition de l'objet-lunette comme forme pure, réinterprétée ici à travers les volumes propres à la maison. La S2 ferme la gamme avec un carré épuré — la proposition la plus quotidienne des cinq, la moins démonstrative, et sans doute la plus versatile.
Chaque modèle est disponible avec support nasal intégré en acétate — ou, sur demande, avec nasaux en titane plaqué or, option qui modifie subtilement l'équilibre visuel de la monture sans en trahir le dessin.
Les verres comme premier langage optique
Ce qui distingue Nouvelle Fiction Sun de sa version optique, c'est d'abord la manière de traiter la lumière. Trois types de verres Divel Italia traversent la collection, tous avec traitement hard coating et protection UV 100 %.
Standard, polarisant, photochromique : trois filtres, une même exigence
Les verres teintés standard offrent un filtre fixe, direct, sans médiation. Les verres polarisants opèrent différemment : ils suppriment les reflets de surface — lumière sur l'eau, bitume mouillé, vitres latérales — là où un verre teinté ordinaire se contente d'atténuer. Le résultat est une vision plus nette dans les conditions où la luminosité réfléchie perturbe la perception. Les verres photochromiques introduisent une troisième logique : lire les conditions lumineuses et s'y adapter en temps réel. Clairs à l'intérieur, sombres en plein soleil, ils suivent le corps plutôt que de le contraindre à gérer un filtre fixe.
La quincaillerie est uniforme sur toute la collection : métal plaqué or personnalisé, fourni par Visottica, un détail qui signe les branches avec précision.
Une palette qui refuse le consensus
Trente coloris traversent les cinq silhouettes. La gamme va des aquas givrés et des bleus laiteux jusqu'aux verts acides et profonds, en passant par les bruns caramel, les roses poussiéreux et les gris fumés.
Finitions et associations chromatiques
Les finitions varient entre le poli transparent et le sablé mat — deux registres de présence sur le visage qui modifient la lecture d'un même coloris. Un aqua poli réfléchit la lumière et se signale ; le même aqua givré la diffuse et s'intègre. Les associations entre corps de monture et teinte de verre sont construites dans cette logique : Aqua Frost reçoit un verre polarisant bleu uni, Caramel Ash opte pour le photochromique, Shadow Black choisit lui aussi le photochromique et joue sur la disparition progressive de la distinction entre monture et verre. Les noms — Jungle Frost, Karmic Drift, Night Nectar, Wasabi Haze — fonctionnent comme des marqueurs narratifs attachés à chaque référence, cohérents avec le soin éditorial que Paloceras a développé depuis la Pebble series.
Ce que Nouvelle Fiction Sun dit de Paloceras
Fondée en Suisse avec des racines créatives en Finlande et au Canada, Paloceras a construit depuis la Pebble series un langage de forme suffisamment distinct pour évoluer sans se répéter. Depuis son apparition dans les boutiques spécialisées et la presse internationale — Financial Times, Vogue, ELLE, Harper's BAZAAR — la marque a maintenu une ligne de conduite : traiter la monture comme un objet culturel visible, pas comme un accessoire générique.
Nouvelle Fiction Sun est le premier mouvement vers une maison de lunetterie complète. Elle ne simplifie pas ce qui a fait le succès de la ligne optique — elle le déplace vers un contexte que la Pebble series n'avait pas encore directement adressé. C'est une expansion de méthode avant d'être une expansion de gamme.
La collection est disponible depuis le 14 avril 2026 sur paloceras et dans une sélection de boutiques indépendantes à travers le monde.