Pour le printemps-été 2026, Maison Margiela propose une collection Co-Ed qui fusionne expérimentation textile, revisite des archives et narration visuelle. Le tailoring déconstruit rencontre des effets plastiques inédits, dans un défilé orchestré par une soixantaine d’enfants musiciens.
La collection s’ouvre sur une coupe inédite : un gilet de smoking à l’épaule arrondie, structuré par des pinces et des emmanchures anatomiques. Les pantalons à entrejambe abaissé prolongent la silhouette. Le tailoring devient modulaire, décliné même en denim, soulignant l’importance de ce tissu dans l’histoire de la Maison.
Les slip dresses se superposent à des vestes ou des costumes, transformant leur usage initial. Des chemises doublure et des pantalons viennent recouvrir des tailleurs entiers, tandis que des robes oversize sont cintrées à la volée par des rubans. Le vêtement devient mouvement, manipulation, matière vivante.
La collection développe une esthétique florale texturée : impressions papier sur maille, fleurs scannées imprimées sur soie, et drapés accentués comme des négatifs du motif. La plasticisation, déjà explorée dans l’Artisanal 2025, revient avec des vestes imperméabilisées et des bijoux encapsulés.
La Tabi Claw fait son entrée en prêt-à-porter avec un talon plexi. Les sandales partagent cette matière moulée, tandis que les chaussures sans talon sont réintroduites, cachant le talon à l’intérieur. Le Box Bag, en cuir thermoformé, peut se transformer en clutch. Les bijoux en grappes rappellent l’opéra, l’attente, la mémoire.
Un orchestre de 61 enfants musiciens de Romilly-sur-Seine accompagne la collection, interprétant des classiques comme Mozart, Tchaïkovsky ou Bizet. L’initiative, portée par Orchestre à l’École, introduit un contraste saisissant entre haute couture et innocence orchestrale.
Parce qu’elle conjugue audace formelle, mémoire textile et engagement culturel. Maison Margiela Co-Ed SS26 est une œuvre totale, où le vêtement dialogue avec le geste, la musique et le temps.
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