À Paris, lors du photocall de Wuthering Heights réalisé par Emerald Fennell, Shazad Latif s’est présenté dans un look complet Maison Margiela Avant-Première, ponctué de lunettes Gentle Monster. Une apparition discrète mais décisive dans les grammaires visuelles actuelles de l’acteur masculin.
Quel était le cœur du look de Shazad Latif à Paris ?
Un manteau croisé en chevron gris foncé, un blazer à carreaux marron, une chemise blanche classique et un pantalon de laine fluide : la tenue joue sur une palette froide d’élégance texturée. L’ensemble est issu de la collection Avant-Première de Maison Margiela, dans un esprit de décontraction savamment structurée, emblématique de la maison sous John Galliano.
Comment les lunettes Gentle Monster s’intègrent-elles dans ce look ?
Équilibre parfait entre utilité et direction artistique, les lunettes signées Gentle Monster, en collaboration avec Maison Margiela, encadrent le visage de l’acteur comme une ponctuation optique. Elles ancrent l’ensemble dans un registre plus contemporain, presque conceptuel, sans rompre l’harmonie classique du tailoring.
Qu’évoque le choix des décortiqués Tabi en chaussures ?
Les derbies noirs en cuir “décortiqué” à bout fendu — modèle Tabi emblématique — introduisent une torsion silencieuse dans ce look très cadré. Ils rappellent que la silhouette, bien qu’en apparence conventionnelle, reste un terrain d’expérimentation chez Margiela. C’est une signature discrète, mais jamais neutre.
Ce look dit-il quelque chose de la trajectoire de Shazad Latif ?
Oui — le choix de Margiela et Gentle Monster, loin du costume hollywoodien standard, suggère une appropriation consciente de codes mode plus pointus. Latif s’inscrit ici dans une catégorie d’acteurs pour qui le red carpet devient un espace de narration personnelle, cultivée et décentrée des logiques mainstream.
En quoi cette apparition s’inscrit-elle dans l’univers de Margiela ?
La tenue joue sur les codes du tailoring déconstruit, des textures sourdes, et du détail révélateur — du pur Margiela. Loin d’un show spectaculaire, ce photocall devient un moment de dilution des hiérarchies entre vêtements, accessoires et porteur, où les lunettes ont autant de poids que le manteau ou les chaussures.
Shazad Latif x Maison Margiela x Gentle Monster : Pourquoi repérer cette collaboration aujourd’hui ?
Parce qu’elle articule trois forces visuelles — acteur, maison, optique — dans une économie de style maîtrisée. Elle reflète un basculement vers des apparitions plus silencieuses, mais très construites, où les lunettes occupent un rôle central dans l’expression de soi.