À Los Angeles, lors des 16e Governors Awards, Anya Taylor-Joy a porté une robe bustier Maison Margiela Artisanal 2025 en jersey transparent blanc, accompagnée de Tabi Claw sur talons en plexiglas. Un look de couture sculpturale qui renouvelle la grammaire Margiela sous l'œil de John Galliano.
La robe bustier sans manches épouse le corps comme une seconde peau, en jersey transparent blanc, révélant les lignes de construction internes. Le corset intégré souligne la taille sans rigidité apparente, rappelant les techniques de coupe en trompe-l’œil chères à Margiela. L’ensemble évoque une vulnérabilité maîtrisée, accentuée par la blancheur spectrale du textile.
Les emblématiques Tabi, ici réinterprétées en version « Claw » sur talons compensés en plexiglas, renforcent l’esthétique décalée du look. Elles conjuguent animalité et abstraction, prolongeant la ligne corporelle tout en distordant les codes classiques du glamour hollywoodien. Le choix du talon transparent ajoute une touche quasi surnaturelle à l’apparition.
La collection Artisanal 2025 poursuit l’exploration du vêtement comme mémoire et métamorphose. La transparence assumée, les jeux de construction visibles et les références au théâtre de la couture sont des leitmotivs du vocabulaire Galliano chez Margiela. Anya Taylor-Joy incarne ici cette tension entre archive et expérimentation, entre grâce et subversion.
Dans un paysage saturé d'effets stylistiques prévisibles, cette apparition recentre le regard sur la fabrication, la matière et la performativité du vêtement. Plus qu’un choix esthétique, c’est un acte éditorial : montrer les coutures, faire du corps un espace d’ambiguïté, assumer la couture comme narration plutôt que comme ornement.
L’acteur mexicain portait un costume noir Maison Margiela Icons, assorti à un col roulé noir. Un classicisme discret face à l’exubérance discrète d’Anya Taylor-Joy. Ce contraste souligne la diversité des codes chez Margiela : d’un côté la réinvention radicale, de l’autre l’intemporalité ajustée.
Elle cristallise la place de Margiela comme laboratoire de couture contemporaine et fait d’Anya Taylor-Joy une ambassadrice d’un luxe cérébral, où l’aura du vêtement prime sur sa simple apparence.
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